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  Charles Nodier (1780 – 1844),
À l’origine du romantisme, Charles Nodier est un écrivain mystérieux. À la fois aventurier et bourgeois, érudit et poète, il unissait toutes les contradictions. Grammairien, romancier, pamphlétaire, auteur dramatique, entomologiste, auteur politique, journaliste, bibliothécaire, – voilà bien de quoi embrouiller l’opinion.
Si nous ne pouvons conserver toutes les images de Nodier, gardons du moins celle d’un grand conteur.
Né le 29 avril 1780, il touchait à la fois du XVIIIe et du XIXe siècle.

Tout jeune il se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire, à douze ans, il avait l’expérience d’un homme (à onze ans, il avait fait un discours révolutionnaire devant un club de Besançon) ; vieillard, il donnait l’impression d’être demeuré un enfant. En 1814, il fut nommé conservateur à la Bibliothèque de l'Arsenal où son salon devint le centre d'une société littéraire et où il accueillit les premiers romantiques.
Il montra dans ses contes la plus pure fraîcheur d’imagination, une sorte de candeur éblouie, si forte et si douce, qu’un siècle et demi plus tard, elle ravit encore ses lecteurs, du moins s’ils sont sensibles à la poésie. On trouve dans ses contes le plaisir libre, passionné, abondant de s’abandonner à ses propres rêves, d’oublier la réalité et de créer des évènements que l’auteur aurait aimé lui-même voir se dérouler sur la scène du monde, si la scène du monde se prêtait davantage aux rêveries des poètes.
D'après E. Jaloux, préface des Contes de Charles Nodier, 1927, éd. Payot.

 

 


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